Pays de pierres

Pays de pierres

La Galice est une gigantesque pierre de granite dans laquelle toute notre culture a été sculptée. Depuis la préhistoire, les pierres font l’objet de cultes païens dans notre tradition. La pierre joue un rôle essentiel dans des rites de guérison et de fécondité qui persistent encore aujourd’hui.

               

            

Nos ancêtres croyaient au pouvoir des pierres et ils en ont fait des dolmens, des pétroglyphes, des fortifications, des ponts, des monticules de pierres (“milladoiros”) et plus tard des croix de pierre, des petits greniers typiques de la Galice (“hórreos”), monastères, châteaux, manoirs, églises, cathédrales, etc.

La pierre était vue comme un lien avec le surnaturel, le sacré et l’éternel.
Voici quelques pierres ayant un lien avec des cultes:

image· La pierre du Serpent de Gondomil: Les Saefes étaient l’un des peuples d’avant l’arrivée des Celtes et le serpent faisait partie de leur culte animiste. Il y a dans cette pierre, considérée par certains comme un autel druidique, un serpent ailé d’un mètre et demi, enroulé sur lui-même. Elle a été christianisée comme beaucoup d’autres pierres de cultes païens. C’est ainsi qu’est née la légende de San Adrián faisant peur à tous les serpents de la région en frappant le sol de son pied.

imageLa pierre des Cadrís et la pierre d’Abalar: il est dit qu’elles font partie du bateau de pierre qui amena la Vierge à Muxia (légende de la Vierge à la Barque). Les gens passent 9 fois sous la pierre pour soigner leurs problèmes de reins et de dos; certains essayent de la faire bouger pour accomplir leurs voeux. On dit que seuls ceux qui ont une très grande foi pourront la faire bouger.

image· La pierre de San Guillerme: Sur le mont de San Guillerme, au Finisterre, il y a un sépulcre anthropomorphe appelé le lit du saint. Les couples ayant un problème de fertilité y vont. Ils se couchent sur la pierre, croyant en ses propriétés fécondantes. Cette tradition est en étroite relation avec l’Ara Solis, l’autel de pierre du soleil couchant que l’on situe dans ce mont du bout du monde.

image· Pedrón: c’est une pierre à laquelle, selon la légende, fut amarrée la barque rapportant le corps de Saint-Jacques à ses disciples. Depuis lors elle est conservée à l’église de Saint-Jacques, à Padrón.






image· Le Saint des Croques: il se trouve dans la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle et est l’image du Maître Matéo, auteur du Parvis de la Gloire. Il est agenouillé de l’autre côté du parvis, regardant vers le maître-autel. La coutume veut que, pour obtenir un peu de son génie et de son intelligence, on donne trois coups de tête contre sa tête frisée.


image· Dalles funéraires corporatives: on peut les visiter dans l’église de Sainte Marie A Nova, à Noia, ville que la légende relie à Noé et au déluge universel. Dans cette église se trouvent des dalles funéraires aux symboles corporatifs se rapportant à divers métiers. Ancres et bateaux pour les marins, ciseaux et aiguille pour les tailleurs, semelles pour les cordonniers, etc.
Certains représentent des symboles difficiles à déchiffrer qui cachent le langage secret des tailleurs de pierre du Moyen-Âge.


image· Le Mont Pindo: (Carnota) connu aussi sous le nom d’Olympe celtique. C’est un lieu de légende dont la morphologie particulière aide à faire jouer l’imagination de ceux et celles qui le contemplent. Les pierres prennent forme humaine. Ses sommets de granite sont pareils à des guerriers de pierre.

 

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